Le député met en avant la rigueur financière, la transformation numérique et le renforcement des capacités du Parlement.
L’Assemblée nationale a franchi une nouvelle étape dans la préparation de son exercice budgétaire 2027. Réunis au Palais des Gouverneurs à Porto-Novo, les députés ont adopté, ce mercredi, le projet de budget de l’institution parlementaire, arrêté à 31 641 329 965 FCFA, contre 35 179 673 587 FCFA au titre de l’exercice 2026.
Au cours des débats généraux, l’intervention de l’He Paulin Akponna a particulièrement retenu l’attention. Avec une lecture essentiellement technique du document budgétaire, le parlementaire a salué les choix opérés par les responsables de la gestion financière de l’institution et notamment par les questeurs.
Pour l’élu, le projet soumis à l’appréciation des députés traduit une orientation claire : faire mieux avec des dépenses davantage maîtrisées, tout en donnant au Parlement les moyens nécessaires à l’accomplissement de ses missions constitutionnelles.
Une baisse qui traduit une optimisation
Dans son analyse, Paulin Akponna s’est d’abord intéressé à l’évolution du volume budgétaire. Le budget 2027, fixé à 31,64 milliards de FCFA, connaît une diminution par rapport au budget 2026.
Loin d’y voir un signe de recul, le député considère cette évolution comme la conséquence d’une meilleure maîtrise des charges. Il rappelle que l’année 2026 avait été marquée par des dépenses exceptionnelles liées notamment à l’installation de la nouvelle législature, aux séminaires d’imprégnation ainsi qu’au renouvellement de certains équipements.
La disparition de ces charges exceptionnelles en 2027 constitue, selon lui, un signal positif de discipline budgétaire.
« Ce document traduit une vision responsable, rigoureuse et parfaitement cohérente avec les exigences de nos missions parlementaires », a-t-il notamment fait observer.
Le député souligne ainsi que la réduction du budget ne doit pas être interprétée comme un affaiblissement de l’institution. Elle témoignerait plutôt d’une volonté de rationaliser les dépenses et de privilégier les investissements et les actions directement liés aux missions du Parlement.
Un Parlement plus moderne et plus performant
Paulin Akponna a également mis en évidence plusieurs priorités contenues dans le projet de budget 2027.
Il cite notamment la modernisation et la transformation numérique de l’Assemblée nationale, avec l’automatisation progressive des processus de travail. Cette orientation doit contribuer, selon lui, à rendre l’institution plus performante, plus connectée et plus efficace.
Le renforcement continu des capacités des députés et du personnel parlementaire figure également parmi les orientations saluées par l’élu.
Autre priorité mise en avant : la redevabilité et le contrôle de l’action gouvernementale. Pour Paulin Akponna, l’Assemblée nationale doit disposer de moyens suffisamment solides pour exercer pleinement ses prérogatives constitutionnelles, aussi bien au niveau national que dans le suivi des réalités locales.
Des conditions de travail adaptées aux responsabilités des élus
Le parlementaire a par ailleurs insisté sur la nécessité d’offrir aux députés et à l’administration parlementaire un environnement de travail à la hauteur de leurs responsabilités.
À ce titre, il a évoqué la poursuite des investissements en infrastructures, notamment l’aboutissement du chantier du nouveau siège de l’Assemblée nationale, présenté comme un élément important de la modernisation de l’institution.
Pour lui, ces investissements doivent avant tout contribuer à améliorer l’efficacité du travail parlementaire et, par conséquent, la qualité du service rendu au peuple béninois.
65,40 % d’exécution en huit mois
Dans son argumentaire, Paulin Akponna s’est également appuyé sur le niveau d’exécution du budget 2026. Celui-ci était, à la date de présentation du projet 2027, exécuté à hauteur de 65,40 %.
Pour le député, ce niveau d’exécution constitue un indicateur appréciable au regard de la période considérée, soit huit mois sur douze, et permet d’évaluer la capacité de l’institution à réaliser les activités et investissements programmés.
Il établit par ailleurs une comparaison entre le projet de budget 2027 et le budget initial de 2026, arrêté à 33 085 700 909 FCFA. La nouvelle enveloppe de 31 641 329 965 FCFA représente ainsi une baisse de 4,37 %.
Une évolution que le député analyse comme le résultat d’une démarche d’optimisation plutôt que comme un ralentissement de l’action parlementaire.
« Un budget techniquement et politiquement correct »
Au terme de son intervention, Paulin Akponna a livré une appréciation sans ambiguïté du projet soumis au vote.
« Ce projet de budget est techniquement et politiquement correct », a-t-il déclaré, avant d’exprimer son entière adhésion au document.
Le député a également rendu hommage au travail accompli par les questeurs, qu’il a qualifié de rigoureux et remarquable, avant d’inviter ses collègues parlementaires à approuver le projet de budget.
À travers cette prise de position, Paulin Akponna défend donc un budget 2027 qu’il présente comme celui de la sobriété, de la rationalisation des dépenses, de la modernisation et de l’efficacité institutionnelle.
L’adoption de cette enveloppe de 31,64 milliards de FCFA vient ainsi consacrer une orientation budgétaire qui entend concilier maîtrise des charges et renforcement des moyens nécessaires au fonctionnement et à la modernisation de l’Assemblée nationale.
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