(La nécessité d’une relecture de la loi pour porter le mandat à sept ans)
Alors que le Bénin s’apprête à installer une nouvelle équipe dirigeante à la Commission électorale nationale autonome (CENA), une question revient avec insistance dans l’opinion publique : faut-il maintenir le mandat actuel de cinq ans alors qu'aucune consultation électorale majeure n'est prévue durant cette période ? Pour de nombreux observateurs, une relecture de la loi pourrait permettre d'adapter la durée du mandat aux réalités du calendrier électoral national.
La prochaine désignation des membres de la Commission électorale nationale autonome (CENA) ouvre un nouveau chapitre dans la gouvernance des élections au Bénin. L'institution, reconnue pour son rôle central dans l'organisation et la supervision des scrutins, s'apprête à accueillir une nouvelle équipe appelée à exercer un mandat de cinq ans.
Cependant, une particularité suscite déjà des débats. Selon le calendrier politique national actuellement en vigueur, les futurs membres de la CENA pourraient achever leur mandat sans avoir à organiser une élection d'envergure comparable aux précédentes consultations nationales. Cette situation amène plusieurs analystes et acteurs de la vie publique à s'interroger sur la pertinence du maintien de la durée actuelle du mandat.
Pour ces observateurs, la mission première de la CENA étant l'organisation des élections, il apparaît nécessaire que la durée du mandat de ses membres soit davantage alignée sur les cycles électoraux. Ils estiment qu'une relecture de la loi portant organisation de la CENA permettrait de corriger ce décalage institutionnel.
Parmi les propositions avancées figure l'extension du mandat à sept ans. Une telle réforme offrirait une meilleure cohérence avec les échéances électorales, renforcerait la stabilité institutionnelle et permettrait aux membres de la commission de préparer, suivre et évaluer un cycle électoral plus complet.
Les partisans de cette option soutiennent également qu'un mandat plus long contribuerait à consolider l'expertise technique accumulée au sein de l'institution et à optimiser les ressources mobilisées pour son fonctionnement. À l'inverse, d'autres voix appellent à la prudence, estimant que toute réforme doit préserver les principes d'indépendance, de renouvellement et de contrôle démocratique qui fondent la crédibilité de la CENA.
À l'heure où le Bénin poursuit le renforcement de ses institutions républicaines, le débat sur la durée du mandat des membres de la CENA pourrait s'inviter au cœur des prochaines réflexions législatives. Une chose est certaine : l'adaptation des textes aux réalités du calendrier électoral demeure un enjeu majeur pour l'efficacité et la pertinence des institutions chargées de garantir la transparence des élections.
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